Du Japon à la Corée du Sud

Hello la famille, les amis,

Pas beaucoup de nouvelles ici depuis le dernier post de Tony, mais tout va bien.

Après trois semaines de toux à casser la tête de Tony, j’ai enfin extirpé ce chat de ma gorge.

Nous avons poursuivi notre chemin au Japon, évitant de peu les inondations qui nous ont frôlées. Nous avons vu les dégâts causés par la montée des eaux, les ponts emportés nous obligeant à trouver des chemins de traverse, les rayons des supermarchés se vider et nos bentos préférés manquer à l’appel. Nous étions prêts à porter secours à ceux qui demandaient de l’eau, avec notre pompe filtrante, mais nous n’y avons pas eu recours.

Une fois passé sur l’île de Kyūshū, nous avons rapidement rejoint Fukuoka où après une nuit blanche passée à veiller dans un parc nous avons assisté au festival Hakata Gion Yamakasa.

Les yamakasa ce sont des chars qui pèsent une tonne. Les hommes les portent et courent dans les rues de Hakata aussi vite qu’ils le peuvent.

Il y a deux sortes de chars, les kazariyama qui sont des chars colorés à but uniquement décoratif, et les kakiyama, qui sont ceux portés lors du festival.
Les chars décorés sont installés pour exposition aux coins des rues dès le 1er juillet. Ils sont immenses, ils font près de 10 mètres de haut et sont ornés de représentations de samurai ou de personnages de dessins animés.
Les chars sont si hauts qu’il faut des hommes avec de hautes tiges pour soulever les fils électriques des rues.

Les chars sont portés par les hommes à partir du 10 juillet et l’apothéose est sonnée le 15. Tôt le matin du dernier jour du festival, à 4h59 très exactement, les premiers chars démarrent au son du battement des tambours.

Un concours est mis en place, les hommes portent les chars sur 5 km en courant. Pour gagner, il faut aller vite mais il faut aussi être gracieux et faire preuve d’héroïsme.

Un truc rigolo, c’est que durant la durée du festival, les habitants de Hakata se privent de manger du concombre. Cet interdit viendrait du fait que le motif formé par une rondelle de concombre ressemble à l’emblème de la divinité fêtée lors du festival, Gion-sama, auquel le sanctuaire Kushida-jinja est consacré.

A noter que les hommes portent une tenue traditionnelle, à savoir qu’ils ont les fesses à l’air…

Le lendemain, nous avons pris le bateau pour Busan au terme d’une traversée de 6h très tranquille à dormir, regarder un film et manger.

Depuis, nous sommes en Corée du Sud et nous remontons tranquillement de Busan vers Séoul en suivant les pistes cyclables fort bien aménagées du pays.

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