Pékin ou Beijing

Hello la famille, les amis,

Nous voici arrivés à Pékin sous un ciel bien bas, chargé de pollution.

A peine arrivés qu’on se fait arnaquer.

Personne à la gare ne parle anglais et nous n’obtenons malgré nos gestes aucune indication sur l’endroit où trouver une banque, ni où pourrait se trouver notre hôtel.

Résultats des courses :

⁃ On cède à la personne qui parle un peu anglais et nous dit que notre hôtel est loin d’ici. Une Personne bien malhonnête car notre hôtel jouxte la gare…

⁃ Nous aurions dû être plus vigilants et nous aurions dû regarder où se trouvait notre hôtel avant d’arriver.

⁃ S’il n’y a pas de distributeur dans la gare, il suffit de traverser la grande avenue et il y a des banques non loin de là, mais, encore fallait il le savoir.

⁃ On a perdu 14€ pour rien et lui nous l’a bien joué à l’envers. C’est pas bon pour le tourisme ça. Un seul mec malhonnête donne une mauvaise image de tout son pays :/

 

⁃ On l’a quand même poussé à s’embarquer avec sa grosse voiture dans le hutong alors qu’il ne voulait pas

⁃ Et On lui a fait porter le plus lourd de nos sacs en le bousculant un peu pour le forcer. Yallah !

Du coup, notre hôtel, juste derrière la gare, se trouve dans ce qu’il reste de typique à Pékin, oui il faut dire Beijing désormais, mais par esprit de contradiction et surtout par liberté, nous écrirons Pékin !

Nous sommes donc dans un hutong ou hudong, nous croisons les deux orthographes. Il s’agit des ruelles restantes du vieux Pékin. Un entrelac, que dis je, un labyrinthe de ruelles étroites, souvent en impasses, parsemées de toilettes publiques, ça sent pas le jasmin pour reprendre l’expression qu’on nous a glissée.

On ne s’y aventure pas la nuit et de jour, on évite de trop s’enfoncer dans les arrières cours, histoire de ne pas se perdre. Ces ruelles nous apparaissent comme des coupe gorges où nous pourrions disparaître en un clin d’œil. Les logements sont faits de tôles, de cartons, de bric et de broc divers… des milliers de fils pendouillent dans tous les sens…

Pourtant, l’histoire chinoise doit bien être vivante dans ces quartiers, mais nous sommes sans aide pour comprendre les codes, déchiffrer les coutumes du pays et surtout les caractères de leur écriture (rien n’est traduit !)

Nous n’aurons que nos yeux d’occidentaux pour essayer de capter l’atmosphère pékinoise mais pour l’heure, cet air nous irrite la cornée et le fond de la gorge.

Nous nous réfugions dans un restaurant perdu dans le hutong où nous serons les premiers clients. Personne ne parle anglais. Pas même le menu qui se compose heureusement de photos et de numéros. Nous notons nous mêmes notre commande. A peine envoyée, voilà que le restaurant se remplit de locaux, ce qui nous inspire confiance sur la qualité de l’établissement. Et en effet, nous nous réconfortons de nos mauvaises impressions de cette première journée par un bon repas composé d’un wok viande et légumes, de riz cantonais et de raviolis aux légumes, le tout accompagné d’un thé vert.

Nous rentrons à l’hôtel pour notre première nuit et patatras, nous constaterons qu’absolument toutes nos applications de téléphone, mais également notre blog et bien sûr, nos emails sont bloqués par le célèbre pare-feu du gouvernement chinois. Nous sommes bien sûr embêtés par ces mesures si sévères, mais aussi très tristes de constater à quel point la liberté, quelle qu’elle soit, n’est pas la même partout dans le monde.

Cette journée bascule dans le négatif, mais nous avons la chance de savoir que pour nous, cet état n’est que temporaire.

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