Oulan-Bator, nos débuts en Asie.

Hello la famille, les amis,

Nous voici donc en Mongolie, le pays de la prospérité.

L’arrivée se fait à 6h50 du matin, heure locale. Il fait nuit noire et un froid glacial, et nous sommes assaillis par des dizaines de chauffeurs de taxi et de personnes nous tendant des cartes de visite pour programmer un tour dans le désert de Gobi, faire du cheval, voir les steppes.

Pas le temps de dire ouf, un chauffeur de taxi plus zélé que les autres attrape nos bagages et les charge dans sa voiture…

Bon ben, c’est sûr, on fonce vers l’arnaque.

On a beau lui dire qu’on n’a pas d’argent local, le tugrit, il ne se démonte pas : dollars ? Non, on n’a pas d’argent. Euro ? Non, on t’a dit qu’on n’avait rien, on n’a même pas 10 roubles !

Tony file dans la gare chercher de l’argent et nous voilà partis. Il ne connaît pas notre hôtel, il les appelle et nous voilà rendus en – de 10 minutes.

Il nous dit que « c’est pas un bon hôtel », je le constate également, mais bon, on a réservé, c’est pas cher, donc je l’envoie un peu promener.

Il fait le traducteur, car les personnes de l’hôtel, totalement endormies, ne parlent pas un mot d’anglais.

Tout va de travers. La réceptionniste dit ok pour deux chambres. Je dis que non, nous avons réservé pour une chambre de trois lits. Ok.

Elle dit que le prix, c’est pour une nuit. Je lui dis que non, c’est pour deux nuits. Heureusement, nous avions imprimé notre réservation booking et nous ne paierons rien de plus.

Le taxi nous demande 40.000 tugrit, soit 15€, on se fait arnaquer en beauté, c’est 4 fois le prix…

On sent bien qu’on est arrivés en Asie et toutes mes rancœurs pour ce continent refont surface.

J’avais détesté mon premier voyage vélo en Asie, à cause de ces arnaques incessantes. Je jure qu’on ne nous y reprendra plus, mais les arrivées en gare ou aéroport, avec le besoin de prendre un taxi pour rejoindre la ville nous exposent toujours à ces pratiques.

Bref, nous voilà dans notre hôtel. Logés au dernier étage, au bout du couloir, loin de tout et tant mieux, car cet hôtel, bar karaoke, restaurant, magasin de plantes… est vraiment louche.

Nous rencontrons deux autres touristes, un couple de russes, mais les autres chambres semblent occupées par des locaux et lorsque les chambres sont ouvertes, on vous passe le détail de l’état de l’intérieur …

Nous nous remettons de nos émotions. Ma mère est chamboulée, il y a de quoi, tout s’est passé très vite et l’arrivée ne nous donne pas un bon pressentiment de la ville.

Lorsque nous sortirons de notre chambre pour visiter les alentours, nos impressions se confirment.

La ville grouille dans une anarchie totale, la pollution est si forte qu’elle nous bloque la respiration, les yourtes s’entremêlent aux constructions modernes, tout est d’une saleté repoussante. On pense aux bidonvilles d’autres villes déjà visitées dans d’autres voyages et on se dit que par chance, nous sommes là l’hiver et que la neige recouvre beaucoup de la saleté que nous voyons pourtant encore. C’est un vrai dépotoir, à terre s’amoncellent les mégots, les bouteilles d’alcool souvent brisées et autres immondices indescriptibles… il n’existe pas vraiment de trottoirs, nous marchons dans une boue de neige, glace et ordures mêlées…

Nous nous rendons au temple bouddhiste Gandan, un immense complexe de temples qui nous coupe un peu de l’atmosphère bidonville et de la crasse.

Nous visitons quelques temples avec leur immense bouddha en leur centre, leurs mille bouddhas et les centaines de rouleaux que le pèlerin doit faire tourner pour que ses prières se réalisent.

Là encore, arnaque, nous rentrons et bim, nous, nous devons nous acquitter d’un droit d’entrée. Qui leur dit que nous ne sommes pas bouddhistes comme eux ?

Je n’aime pas vraiment ces injustices, mais je n’aime pas vraiment les religions et le bouddhisme n’est pas meilleur que les autres.

Nous ne ferons que cette sortie proche de notre hôtel ce jour là, nous rendant à proximité toujours de notre hôtel pour manger dans un restaurant coréen, où le bibimbap était fameux. Nous reparlerons de ce plat lors de notre visite de la Corée du Sud.

Le lendemain, nous partons explorer le centre ville. Nous retraversons le temple bouddhiste et nous arpentons de longues avenues. La pollution est suffocante. Nous arrivons sur la grande place pour voir la statue de Genghis Khan et le parlement, c’est impressionnant. D’autant que nous sommes tout seuls sur la place.

Notre petit tour sera bref. Par -19 degrés, nous ressentons tout de même le froid et malgré les pauses pour se réchauffer, nous ne voulons surtout pas traîner dehors lorsque le soleil aura disparu.

La ville nous fait meilleur effet dans le centre, mais la pollution et la saleté restent très présentes et ne détachent pas notre association de la ville à un bidonville.

Ne pratiquant pas l’équitation, ni Tony ni moi même, il est peu probable que l’on revienne un jour dans ce pays.

Bien que les paysages de steppe, avec chevaux et rennes, que nous traverserons en train le lendemain soient magnifiques, la Mongolie n’aura pas su trouver de charme à nos yeux.

Entre les arnaques pécuniaires et l’effet bidonville, Oulan-Bator nous laisse un mauvais ressenti, mais cela n’est que notre avis.

4 Replies to “Oulan-Bator, nos débuts en Asie.”

  1. En résumé rien n’est permis sans tugrit
    et ça donne pas envie
    Avec de tels commentaires on ne s’attendait pas à voir de jolies photos alors bravo car elles nous montrent le meilleur du pays et sont bien réussies
    Dommage quand même qu’il n’y ait pas une petite photo des chevaux (célèbres depuis Genghis Khan) et des rennes

    1. Oui, on est certains que la Mongolie est superbe mais il ne faut pas rester comme on l’a fait dans la capitale. Le mieux étant d’aller dans les steppes faire du cheval et rencontrer les éleveurs de rennes. L’équitation n’étant pas notre dada, nous n’avons pas pu voir la beauté de ce pays si vaste et nous n’avons donc pas vu de près, ni renne, ni chameaux, ni chevaux.

  2. hello 4 jours avec cerbere ,tatie danielle, 2jours dans bidonville vous avez raison,entassez les mauvaises experiences tout de suite au debut du voyage et apres tout ira comme sur des roulettes…amneville 24 janvier 15 degres..le petit bonhomme pour photos voyage t il toujours avec vous? bonne continuation

    1. Haha oui c’est bien vu 🙂
      Oui, le petit bonhomme est toujours avec nous. Nous lui avons même créé une page sur le blog : Léo.

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